Selon les prédictions, le Manitoba risque de connaître des hivers plus chauds et plus humides et des étés plus longs, plus chauds et plus secs. Les précipitations risquent d’être moins prévisibles d’une année à l’autre. On s’attend à des conditions météorologiques extrêmes plus fréquentes, comme des vagues de chaleur, des périodes de sécheresse, des inondations et des tempêtes violentes.
L’étendue, l’épaisseur et la prévisibilité des glaces de mer risquent de changer.
La zone côtière le long de la baie d’Hudson est modérément sensible aux changements physiques tels que les inondations, l’érosion, la migration des plages et la déstabilisation des dunes côtières découlant de l’élévation du niveau de la mer. Toutefois, ces répercussions seraient atténuées par le relèvement continu de la croûte terrestre libérée des anciens glaciers dans cette région.
La santé des populations d’ours polaires est déjà diminuée en raison de la débâcle précoce des glaces de la baie d’Hudson. Les ours polaires pouvant rester moins longtemps sur les glaces, ils ont moins l’occasion de chasser leur source primaire de nourriture, les phoques, avant leur jeûne annuel sur le rivage.
Bien que les phoques risquent de connaître une réduction de la prédation, ils seraient également touchés par la dégradation ou la perte de leur habitat à la suite de la fonte des glaces de mer.
La morue polaire mange du planton végétal. La réduction de l’étendue des glaces de mer risque d’endommager cette source alimentaire, laissant les populations de morue sans assez de nourriture. Le planton végétal fournit également de la nourriture aux narvals et aux bélugas. Par contre, une concentration de glace réduite pourrait améliorer la production primaire en eaux libres et, par le fait même, accroître les apports alimentaires.
La fonte des glaces de mer ouvrira des canaux de navigation maritime dans les régions arctiques, ce qui aurait des répercussions négatives sur les écosystèmes marins en raison de l’augmentation du bruit et de la pollution que cela pourrait créer.
Bien que des températures plus chaudes, des saisons de croissance plus longues et des concentrations de CO2 plus hautes risquent d’entraîner une meilleure croissance forestière, ces avantages pourraient être entièrement éliminés par une fréquence et une intensité plus importantes des feux de forêts, des infestations d’insectes et des phénomènes météorologiques extrêmes.
Les écosystèmes forestiers seront également touchés, les températures plus chaudes risquant de repousser l’habitat idéal des forêts graduellement vers le Nord. Certains s’inquiètent du fait que diverses espèces pourraient se laisser distancer par l’évolution du changement climatique. Certains facteurs limitants incluent les conditions du sol, les méthodes de dissémination des graines et la fragmentation de l’habitat.
Adapté d’un document du site de Sciences, Technologie, Énergie et Mines Manitoba.




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